Carte de Vœux 2016Au Laos, l’éléphant est menacé d’extinction. On n’y compte qu’une naissance pour dix décès. En cause : l’utilisation massive de l’animal pour les travaux de débardage, où le manque de soins et une nourriture peu diversifiée réduisent son espérance de vie. Surtout, la reproduction n’est pas encouragée. Une femelle enceinte, c’est quatre années d’immobilisation (dont deux de gestation) et autant de manque à gagner… Depuis 2012, le Centre de conservation de l’éléphant de Sayaboury s’active pour offrir des soins aux pachydermes et favorise la reproduction avec un programme de soutien à la natalité. L’établissement met aussi en œuvre un programme de socialisation des éléphants, et incite à la reconversion des cornacs vers une activité éco-touristique. Pour sensibiliser la population, le centre a profiter de la célébration des 20 ans de l’inscription de Luang Prabang au patrimoine mondial de l’Unesco pour faire parader 20 éléphants le 9 décembre dernier dans l’ancienne citée royale du pays. Cette procession marquait l’arrivée de la « Caravane des éléphants », partie un mois plus tôt de Paklai, à 500 km plus au sud. Cette marche à travers les montages et les villages du centre du pays visait à sensibiliser la population sur le sort de l’animal. Surexploités pour des travaux de débardage, les éléphants domestiqués ne se reproduisent plus et l’intensification de l’industrie forestière détruit les territoires de vie des éléphants sauvages. « Si cela continue, l’espèce aura disparu d’ici 50 ans », alerte le français Sébastien Duffillot, à l’origine du Centre de conservation. Naguère connu comme « le royaume du million d’éléphants », le Laos n’en compterait plus que 900, la moitié à l’état sauvage.

MŽtiers dentelle Leavers chez Sophie Hallette ˆ Cadury

À Calais, on continue de produire la plus fine dentelle du monde sur des métiers Leavers dont la conception remonte au siècle dernier. Ces impressionnantes mécaniques de 10 tonnes tressent plusieurs milliers de fils en étant « pilotés » par des cartons perforés. Encore payés à la pièce, les tullistes sont considérés comme les derniers « aristocrates » de l’industrie textile et sont fiers de leur savoir-faire unique. Faisant corps avec leurs métiers, ils sont capables de juger de son bon fonctionnement à l’oreille. Dès qu’un fil se brise, ils doivent arrêter le métier, localiser le fil cassé et le renouer avant de relancer la machine dans un bruit assourdissant.

 

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Depuis 10 ans, le Relais Enfants-Parents œuvre pour développer, maintenir et aider à rétablir les relations de l’enfant à son parent incarcéré. Car l’enfant n’a pas de raison de se sentir lui aussi puni pour les erreurs de son père ou de sa mère ; et parce qu’il a besoin d’avoir accès à toute son histoire pour grandir. L’association lilloise mène plusieurs types d’actions : l’accompagnement d’enfants pour rendre visite à leur père ou mère détenu lorsque ces accompagnements ne se font pas « naturellement » par un membre de la famille ; l’organisation d’ateliers en prison, pendant lesquels les mamans et les papas confectionnent des objets que l’association se charge d’envoyer à leurs enfants ; l’animation d’espaces enfants durant les parloirs et l’organisation de fêtes pour noël et les fêtes des pères et des mères.

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Tous les week-end de printemps, l’Angleterre rend hommage aux pionniers de la moto. Pour la 73e édition de la Pioneer Run, 371 deux-roues motorisés d’avant 1914 ont participé en 2011 à un rallye de 100 km entre Londres et Brighton. L’occasion découvrir de nombreuses marques aujourd’hui disparues et de constater que tout (ou presque) avait déjà été expérimenté avant la Grande Guerre – embrayage, boîte de vitesses, refroidissement liquide, cardan, suspensions, multicylindres… À l’arrivée, Brian Barder (81 ans) et sa Chater-Lea de 1905 ont remporté le trophée du « couple » le plus âgé.

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On n’entre pas dans un port comme dans un moulin. Depuis l’ordonnance de la Marine de Colbert, en 1681, chaque port a l’obligation d’établir des pilotes chargés d’assister les navires près des côtes. Au fil du temps, la complexité croissante des ports a renforcé le rôle du pilotage. Car la navigation portuaire n’a rien à voir avec celle en mer. « C’est aussi différent que de faire un créneau en ville et de rouler sur autoroute », affirme Éric Vèche, en poste au pilotage de Dunkerque. Courants dominants, morphologies des bancs de sable, effets d’eau dû aux variations de fonds… : il connaît le port comme sa poche.

À l’instar de ses collègues, cet homme de 52 ans est un ancien commandant au long cours qui a décidé de poser son sac à terre. Comme beaucoup, il estime que les conditions de navigation se sont dégradées. Et cette « reconversion » lui permet de continuer de vivre sa passion de la mer tout en restant auprès de sa famille. Après une formation spécifique et un concours, il a intégré le pilotage de Dunkerque. Ce syndicat professionnel fonctionne comme une coopérative et facture ses prestations aux consignataires des navires. Les trente pilotes de la station dunkerquoise prennent en charge les navires à tour de rôle. Chaque rotation dure entre trois et cinq heures. Au plus fort de l’activité, chaque pilote peut accompagner jusqu’à quatre navire par jour. Courants dominants, morphologies des bancs de sable, effets d’eau dû aux variations de fonds… : Éric Vèche connaît le port comme sa poche.

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